vendredi 16 novembre 2007

Son décès :

La date exacte du décès est le 7 Octobre 1813 l’extrait du journal de Paris du 26 octobre 1813 écrit : » M. le comte Jean ROUSSEAU, sénateur, l’un des commandants de la Légion d’honneur, est décédé le 7 de ce mois, en sa maison de campagne à Châtillon-sous-Bagneux,il a été transporté en son hôtel à Paris, rue du Regard. Ses Funérailles ont eu lieu hier à l’église Saint-Sulpice, sa paroisse. On a transféré son corps dans la basilique Sainte-Geneviève. Il était âgé de 76 ans. »

On retrouve dans le n°315 du 11 novembre 1813 de la Gazette nationale ou le moniteur Universel un article.

 

 «  M. le sénateur comte Rousseau, l’un des commandans de la Légion d’honneur, est décédé à Châtillon près de Paris, le 7 de ce mois, après de longues et douloureuses infirmités. Il était âgé de 75 ans. Ses obsèques ont eu lieu aujourd’hui dans l’église Saint-Sulpice, d’où le corps a été transporté à la basilique Sainte-Généviève, lieu désigné pour la sépulture des sénateurs. Le Sénat accompagnait le convoi, et lors de la présentation à sainte Geneviève, M.le sénateur comte Roger-Ducos, pour l’absence de M. le président du sénat, a prononcé, au nom de ses collègues le discours suivant : »

 

« M.l’Archiprêtre de Sainte-Geneviève, MM. Du Chapitre métropolitain, Proclamer sur la tombe,des hommes qui se sont distingués par leur mérites et leur services publics, c’est appeler, disposer à leur imitation ceux qui les entendent retracer ; c’est rendre même leur cendre féconde en émules de leurs talens, de leurs vertus, et du degrés d’élévation dont ils sont parvenus à se frayer l’honorable carrière. C’est aussi,ô mes collègues ! sous cet intérresant rapport que je viens de rouvrir vos cœur à la douleur profonde que vous éprouvez encore par la perte de M.le comte Rousseau qui fut si digne de participer à votre estime et à votre affection.

M. le comte Rousseau naquit d’une famille qui jouissait d’une considération méritée dans la province,aujourd’hui le département de la Marne. Dès sa première jeunesse, il annonça une vocation décidée pour l’étude libre et indépendante des sciences et des belles lettres. En vain ses parents voulurent le contrarier et le diriger vers une autre destination; mais il fut inébranlable dans ses goûts, hélas ! commandés par la nature qu’il est si difficile de surmonter. Il eut sur-tout un attrait particulier  pour les mathématiques et les connaissances astronomiques, et avec cet attrait il fut doué d’une mémoire prodigieuse. Pour se livrer tout entier à son penchant, autant que pour se soustraire aux importunités qui le poursuivaient, il se retira à Nantes au sein de cette congrégation paisible et remarquable en ce qu’aucun vœu n’y engageait ses affiliés, et  qu’on n’y exigeait que des talens à utiliser, à perfectionner, et des vertus à pratiquer. M.Rousseau ne tarda pas à s’y distinguer dans les parties de l’enseignement qui lui furent confiées. Il y  professa tour à tour les belles lettres, les mathématiques et la philosophie. Il se lia en même temps par une correspondance suivie avec des savans du premier mérite notamment avec le célèbre d’Alembert auquel il fournit plusieurs mémoires importans qui furent appréciés et servirent à l’illustre académicien. M. Rousseau publia aussi quelques opuscules littéraires et des observations sur la physique. Cependant après quelques années de retraites, il voulut se rapprocher de Paris. Il y fit plus remarquer encore des savans qui accueillirent, et dont il ne cessa de cultiver la société jusqu’à des changements politiques que nous avons éprouvés. Il fut alors appelé à des occupations d’un autre genre, et ce fut une nouvelles études pour lui que pour celle du pouvoir concourir à l’administration publique, mais il livra, et parvint à s’y acquitter de ses pouvoirs avec tant de zèle, de sagesse et de justice qu’il ne tarda pas à être désigné pour siéger au Corps-Legislatif. C’est là sur-tout que, par des sages, utiles et nombreux travaux, par son courage et son dévouement, il fit connaître toute la droiture de son esprit, toute sa candeur de son ame, et s’ouvrir modestement ( je pourrais ajouter), sans y songer, les portes du Sénat Français ; et vous savez, mes collègues, avec quel zèle, du  elle fidélité il y a également empli tous ses devoirs pour le gloire, les plus grand intérêts, le bonheur du souverain et de la patrie, sincère objet des ses vœux comme il l’est de tous les nôtre. Telle fut, Messieurs, la vie publique et politique de M.le comte Rousseau, mais j’ai été son ami particulier pour parler de ses mœurs privées. Il était doué d’un caractère bienfaisant, compatissant et généreux, d’une rare et toujours instructive amabilité, riche de formes douces, attachantes et expansives, très –charitable sur-tout, car aucune invocation du besoin n’était repoussée chez lui : « Donnez, j’aime mieux donner ( répétait-il souvent) et me tromper en donnant, que de laisser échapper l’occasion de faire bien. » Vous devez penser, Messieurs, qu’avec ces qualités d’un bon esprit et d’un bon ceur, M. le comte Rousseau devait avoir des principes d’une morale pure et religieuse ; oui il eut de la religion, il s’entretenait respectueusement et avec confiance ; c’est par elle sur-tout qu’il s’est consolé de ces longues années qu’ils a passées dans les infirmités, dans les douleurs ; c’est par elle, avec la fermeté du sage, la sérénité de l’homme juste, qu’il a terminé ses jours, et c’est au nom de cette religion que nous déposons sa triste dépouille dans ce temple, et que nous le recommandons à Dieu et à vos saintes prières. »

 

Ce texte bien qu’il soit un hommage à Jean Rousseau nous a appris que Jacques et Simonne Rousseau-Ossonce ne semblaient pas être d’accord pour les études de Jean, voulaient ils qu’il reprennent la ferme ?

 

Jean Rousseau s’éteint le 7 septembre 1813 à Chatillon les Bagnieux, son acte de Déces n’est pas retrouvé, il sera Inhumé au Panthéon la même année dans le Caveau II non loin de Gaspar Monge caveau VII

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